Newsletter emploi: tout ne s’apprend pas sur les bancs de l’école…

Avec le Soutien de l’Agglomération de Cergy-Pontoise et dans le cadre d’un nouveau partenariat avec Contact-Entreprise, la Plateforme va dorénavant écrire quelques articles pour Infoscontact, l’infolettre à destination des dirigeants du 95! Ainsi vous pourrez retrouver trimestriellement quelques articles et témoignages d’entreprises sur la thématique RH.

Aujourd’hui, nous partageons avec vous un article destiné aux dirigeants non salariés qui souhaitent se former.

Faire progresser les entreprises en faisant progresser leurs dirigeants : voilà toute l’ambition des réseaux et associations d’entrepreneurs qui permettent de travailler sur une multitude de sujets, de rencontrer des experts, de croiser les expériences, de réfléchir au développement stratégique de l’entreprise et au comportement personnel du dirigeant ! Comme l’évoque Thomas Carter, dirigeant de Cergy Internet (communication digitale et programmation informatique), le réseau Plato lui a apporté ce nécessaire équilibre. Le patron n’en est pas à son premier coup d’essai puisqu’il a déjà participé à trois programmes Plato et s’apprête à signer à nouveau pour deux ans.

 

Au-delà des savoirs académiques, qui permettent d’acquérir des méthodes de travail, d’analyse et de concentration, le métier de patron se forge incontestablement en cours de carrière et au contact de ses pairs. Diriger une société est un exercice complexe qui requiert un subtil dosage de compétences : avoir une vision d’ensemble, une capacité d’entrainement, être à l’écoute de ses équipes, fixer un cap clair, savoir trancher tout en restant humble et se remettre en question si nécessaire… Tel un chef d’orchestre, le dirigeant doit maîtriser l’ensemble de la partition, donner le tempo, être un excellent généraliste pour prendre les bonnes décisions stratégiques, tout en adaptant ses objectifs et ses méthodes. Les réseaux permettent de prendre le recul nécessaire pour mieux avancer tout en amenant une véritable ouverture d’esprit.

Thomas CARTER a découvert le programme Plato animé par a CCI en 2011. « Lorsque je me suis installé dans le Val d’Oise, j’ai commencé à fréquenter les réseaux pour me familiariser avec mon environnement local, rencontrer du monde et j’ai finalement été sollicité pour intégrer ce dispositif, explique-t-il. D’origine britannique, je suis diplômé d’un MBA Management obtenu aux Etats-Unis, qui m’a apporté beaucoup de connaissances théoriques. Dans ma vie d’entrepreneur, Plato m’a donné des clés pratiques très complémentaires. Lors de chaque soirée, j’apprends toujours quelque chose que je peux exploiter et transposer dans ma propre entreprise. Les compétences et le vécu de mes confrères amènent des éléments concrets, le partage d’expériences et de valeurs nous conduit à réfléchir et à nous remettre en question. Je passe toujours de bons moments et cela m’aide aussi à décompresser. Les coachs, lors de leurs interventions, abordent quant à eux des thématiques très concrètes, choisies au préalable par le groupe, comme la mise en oeuvre d’outils de pilotage, les stratégies de développement à l’international ou le management. En septembre, j’ai accepté de repartir pour deux ans avec un nouveau groupe, tourné, cette fois-ci, vers le développement commercial. Aujourd’hui, mon objectif est de faire grandir mon entreprise et de continuer à progresser. Nous en avons le potentiel en terme de ressources et de compétences : il faut donc capitaliser sur nos outils et notre savoir-faire pour nous imposer commercialement. Ce sont les éléments que j’aimerais approfondir lors de cette nouvelle session. »

Pour Thomas CARTER, l’impact de Plato dans le développement de sa société a été déterminant à bien d’autres niveaux. « J’y ai rencontré mes futurs associés, avec lesquels j’ai créé un GIE pour travailler dans un esprit d’aide mutuelle. Nous avons aussi recruté grâce à Plato, trouvé des clients, même si l’objectif premier n’était pas celui-ci. Mais dans la réalité, les entreprises du réseau vivent le même challenge que nous et des relations naturelles se créent. Il est donc normal de se tourner vers un membre du groupe lorsqu’on cherche un prestataire ou un fournisseur. »